Aujourd’hui nous sommes, et tout particulièrement les hypersensibles, des êtres vivants dont les émotions ont assuré et assurent toujours la survie. EN prendre conscience, les accepter et savoir les accueillir par toutes les possibilités offertes par la méditation est une véritable richesse.
A partir du moment où il y a compréhension et prise de conscience de cette nécessité vitale des émotions, leur acceptation pleine et entière devient possible. Les émotions dites « négatives » (peur, souffrance, colère, tristesse) permettent de reconnaître et d’éviter les dangers et ainsi de les surmonter…. Et celles dites « positives » (joie, amour) nous sont nécessaires pour établir nos relations amoureuses, sociales et aussi pour assurer le développement harmonieux des enfants, donc la perpétuation de l’espèce.
Au fil de l’évolution, la nécessité de la perpétuation de l’espèce a modifié nos capacités physiologiques dans le but d’assurer notre survie. Nos organismes et tous nos modes de fonctionnement ont évolué pour nous permettre d’assurer nos besoins les plus fondamentaux comme se nourrir, se reproduire ou se reposer. Notre organisme s’est adapté de plus en plus finement, et tout particulièrement notre cerveau et notre système glandulaire. C’est véritablement pour assurer cette survie qu’il y a eu la mise en place de tous ces changements physiologiques.
Dans notre société, tout va de plus en plus vite. On parle aussi de plus en plus d’hypersensibilité et de santé mentale. En un siècle, les changements se sont accélérés, et aujourd’hui nous sommes sur-sollicités, par toutes sortes d’injonctions, y compris de bien-être!
La naturopathie est l’association, l’union, la non-fragmentation du corps, soit l’acceptation du corps dans son entièreté, ses trois dimensions: physique, mental, spirituel ou corps, esprit, âme. Le chemin de la naturopathie serait bien plus que la quête de l’état de non-maladie, c’est la quête de l’état de santé totale dans ce qu’il y a de plus puissant et qui mène au bonheur, à l’extase, à la joie. Atteindre l’équilibre, c’est la possibilité d’accéder à la plénitude, l’état de plaisir permanent, l’état de confiance, d’Amour, de confiance, de non contrôle. C’est permettre la transformation « De la peur à l’Amour ».
Revenir à la simplicité, à la sobriété portées par les traditions ancestrales, en particulier le vide et le silence apportant le contre-pied de notre société moderne est un élément clé de l’équilibre, indispensable à l’état de santé. Ce n’est pas sans fondement que toutes les traditions ont préconisé la prière, la méditation, l’art de l’instant présent.
La méditation pleine conscience permet de réelles modifications cérébrales objectivées par les observations en neurosciences, entre autres la plasticité neuronale. Son rôle de régulateur agit aussi sur les glandes. La méditation, la gratitude, la respiration assurent la stabilité nécessaire à l’équilibre permettant d’accéder au libre arbitre, à une vie et une sexualité épanouie. Alors nous devenons capables d’accéder à une réelle liberté, à l’autonomie et à l’amour. L’amour peut apparaître comme un régulateur hyper puissant: l’amour devient « médecin », devient guérisseur. L’amour devient la quête de l’homme: une spécificité dans le monde animal, et le moyen d’être en bonne santé et en harmonie.
La tradition ancestrale, retour aux sources et à la simplicité, prend toute son importance, offrant la connexion à soi et la confiance dans ses ressentis.
Ce qui soulève l’importance de l’éducation; éducation par les parents, par la société, par l’école… Faut-il aller jusqu’au « fais ce que voudra », évoqué pour l’abbaye de Thélème par Francois Rabelais dans Gargantua? C’est par la connaissance fine de soi que l’équilibre est atteint et avec lui l’accès à la Paix et à l’Amour.
Plus récemment Aurélien Barrau pose la question: « Que faire? ». Oui que faire face à la disparition de plus en plus rapide d’espèces végétales et animales, face au réchauffement climatique… Comment utiliser la science à bon escient et non pas sans conscience, comme le disait déjà, au 16è siècle et dans un contexte certes très différent, François Rabelais: « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
Ce qui soulève aussi la question du temps et d’une sorte de fuite en avant: gagner, perdre du temps,… Le Petit Prince de St Exupéry aurait une réponse: s’il pouvait gagner du temps au moyen de pilules perfectionnées qui apaisent la soif, il préfèrerait marcher « tout doucement vers une fontaine ».
Ainsi la pratique de la méditation, en particulier chez l’hypersensible, permet d’accéder à un équilibre essentiel.
Aller plus loin, en particulier vers l’exploration de la sexualité et de la spiritualité nouvellement éclairée par la connaissance des infinies possibilités du corps humain, de notre humanité expliquée par la physiologie, les neurosciences et les traditions ancestrales, et ainsi converger vers une problématique qui m’est chère à la fois à titre personnel et aussi par rapport à l’actualité des rapports homme et femme, ou dans un sens plus large dominant versus dominé. Les relations homme – femme pourraient être bien différentes jusqu’à la considérer comme une méditation à deux menant à l’extase la plus subtile et aux plaisirs les plus forts que l’être humain puisse connaitre.